Clonage : une nouvelle étape est franchie

Une avancée importante en matière de génétique vient de se produire en Corée : des cellules souches ont pu être cultivées en grand nombre à partir d’embryons clonés de personnes malades. Cette première pourrait demain offrir de nouvelles pistes de traitements. Mais cette découverte suscite aussi de vastes débats éthiques.En 2004, les chercheurs de l’université de Séoul avaientdéjà réussi à produire par clonage un embryonhumain et à en extraire des cellules souches. A partir de 246ovules prélevés chez 16 donneuses volontaires, par latechnique de clonage thérapeutique (cf. schéma), ilsavaient réussi à produire une trentaine d’embryonshumains clonés (à des stades préliminaires dedéveloppement dits blastocystes).Perspectives du clonagethérapeutique

1 – extraction de l’information génétique d’unecellule saine du malade
2 – extraction du noyau d’un ovule de donneuse
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3 – obtention d’un embryon par transfert de l’informationgénétique du malade dans l’ovocyteénucléé
4 – différenciation en :
a – neurones
b – cellules du foie
c – cellules de la peau
d – cellules du muscle cardiaque
Mais un seul s’était révélé capable de donnerdes cellules souches humaines pluripotentes, c’est-à-direpotentiellement capable de se différencier en n’importe queltissu de l’organisme.
Mais les résultats publiés cette semaine dans la revueScience attestent d’une incroyable maîtrise de la technique.Sur 31 embryons clonés, l’équipe de Woo Suk Hwang a puobtenir 11 lignées de cellules souches. Soit un taux deréussite dix fois supérieurs à laprécédente expérience !Ces cellules sont jugées par les chercheurs comme suffisamment différenciées pour pouvoir produire tous les types de tissus de l’organisme (neurones, peau, muscle, moelle osseuse…).Parfaitement compatible avec les tissus du donneur malade, elles pourraient demain permettre la réinjection de cellules ou de tissus réparateurs sans risque de rejet.Rappelons qu’une expérience de ce type aurait étéimpossible en France où le clonage thérapeutique estinterdit. Selon les nouvelles lois de bioéthique votéesen juillet 2004, les chercheurs français ne peuvent travaillerque sur les embryons déjà existants, créés parfécondation in vitro, conservés par congélation etne faisant plus l’objet de projet parental. De plus, toutes cesrecherches doivent faire l’objet d’une autorisation et d’unencadrement de la part de la toute nouvelle Agence deBiomédecine.Source : Science. 2005 May 19

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