Décès d'une ado : vaccin contre le cancer du col de l'utérus ou tumeur ?

Natalie Morton, une collégienne anglaise de 14 ans, est décédée 2 heures après l’injection du vaccin contre le cancer du col. Finalement, on apprend qu’elle souffrait d’une volumineuse tumeur thoracique non traitée car méconnue. Ce cancer s’étendait dans ses poumons et au niveau cardiaque et serait à l’origine du décès, qui aurait pu survenir brutalement n’importe quand.

Le Dr Caron Grainger, chargé des questions de santé pour la ville de Coventry, a confirmé au

journaliste santé du Times “qu’il n’y a pas d’indication que le vaccin HPV reçu par Natalie Morton juste avant de mourir, ait contribué au décès, qui aurait pu survenir à n’importe quel moment“, avant même les résultats complets de l’autopsie. En effet, il apparaît que cette jeune fille avait un cancer très étendu et grave, ce qui a pu provoquer un arrêt cardiaque. La survenue de ce décès, très médiatisé outre-Manche, juste après l’injection de Cervarix®, un des 2 vaccins disponibles contre le papillomavirus humain (HPV), ne serait donc qu’une coïncidence.Néanmoins, il faut attendre les résultats complets de l’autopsie pour affirmer avec certitude l’absence de lien entre la vaccination et ce décès. Et même si un lien était retrouvé, il s’agirait d’une situation exceptionnelle, le cancer thoracique méconnu et non soigné ayant probablement considérablement affaibli les défenses naturelles de Natalie.Malheureusement lors de toute vaccination de masse (concernant des centaines de milliers, des millions de personnes), les risques d’effets secondaires majeurs, rarissimes mais possibles, augmentent.Les bénéfices restent cependant largement supérieurs aux risques, le cancer du col étant une maladie très sévère (à l’inverse de la grippe A par exemple, pour laquelle la vaccination de masse est très discutée). De plus, comme le rappelle le

Dr Mark Porter dans le Times, une jeune fille a une chance sur 150 de développer ce cancer en l’absence de vaccination. Les autorités de santé britanniques profitent d’ailleurs de la médiatisation de ce drame pour rappeler l’utilité de ces campagnes de vaccination préventives des jeunes filles dans la réduction du risque de cancer du col de l’utérus. Elles soulignent que 1,4 million d’élèves de 12 à 18 ans en Angleterre l’ont déjà reçu sans complication majeure et que l’objectif et de vacciner toutes les adolescentes de cette tranche d’âge.
En Europe, près de 33 500 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués et 15 000 femmes meurent de ce cancer chaque année. En France, il y a environ 1 000 décès par an. Ce vaccin est donc également recommandé, l’HPV étant un virus indiscutablement impliqué dans le développement de la majorité des cancers du col. La vaccination est recommandée aux jeunes filles de 14 ans, afin de protéger les jeunes filles avant qu’elles ne soient exposées au risque de l’infection HPV et aux jeunes filles et des jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n’auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard dans l’année suivant le début de la vie sexuelle.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à parcourir les articles, vidéos et illustration de

notre dossier sur cette maladie.
Click Here: cheap sydney roosters jerseySource : Times online, Cervical cancer jab girl Natalie Morton died from large chest tumour, 1er octobre 2009

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