Gynécologie Sans Frontières se mobilise pour Haïti

Tout comme Médecins Sans Frontières, la Croix Rouge et bien d’autres ONG, Gynécologie Sans Frontières s’engage pour aider la population d’Haïti. Leur priorité d’action concerne les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Menée conjointement avec Pompiers Sans Frontières, avec le soutien financier de la région Pays de la Loire et de la ville de Lille, une mission d’évaluation conduite par deux gynécologues et un anesthésiste de Gynécologie Sans Frontières (GSF) vise à évaluer les besoins immenses de la population. Elle a conduit ces médecins dans l’un des hôpitaux rescapés de Port-au-Prince qui fonctionne partiellement, ainsi qu’à Léogane, une ville ravagée à près de 95 %, à une vingtaine de kilomètres de la capitale. “Cette mission de deux semaines permettra d’évaluer les moyens à mettre en oeuvre pour aider les Haïtiens doublement touchés par la catastrophe, survenue dans un contexte sanitaire déplorable“, explique le communiqué de GSF.En Haïti, le taux de mortalité maternelle était de 670 pour 100 000 femmes et le taux de mortalité néonatale de 57 pour 1 000 enfants. 26 % des naissances étaient assistées par du personnel de santé qualifié entre 2000 et 2008. Par comparaison en France, le taux de mortalité maternelle est de 8 pour 100 000 femmes et la mortalité néonatale : 3 pour 1 000 enfants. Pour GSF, “au-delà de l’urgence dictée par l’actualité, ces chiffres témoignent d’un déficit chronique en structures de soins. En réalité, Haïti était en état d’urgence avant l’urgence… Si l’actualité attire aujourd’hui l’opinion internationale sur l’ampleur du désastre, lorsque les cadavres seront enterrés, lorsque les gravats seront dégagés, il faudra accompagner la population, l’aider à reconstruire et créer les conditions d’un avenir meilleur.“Avec ses partenaires : le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens français (CNGOF), le Collège National des Sages-Femmes (CNSF), la Fédération National des Collèges de Gynécologie Médicale, la Société française de Gynécologie et l’Association des Gynécologues-Obstétriciens en Formation, GSF “invite à la mobilisation immédiate pour soulager les Haïtiennes dans leur terrible présent“.Ioanna SchimizziSources :communiqué de Gynécologie Sans Frontières“Statistiques sanitaires mondiales“, publiées en 2009 par l’Organisation Mondiale de la Santé,

(document accessible en ligne)Photo : © ROOD CHERY/EPA/SIPAClick Here: Golf special

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