Hépatite C : le traitement qui va tout changer

L’hépatite C touche aujourd’hui 650 000Français, et plus de 5 000 personnes sont contaminéeschaque année. Or dans 80 % des cas, la maladie devientchronique et peut évoluer vers une cirrhose, puis parfois uncancer.
Face à ce problème de santé publique, lestraitements progressent. Ils sont basés surl’association de deux médicaments :l’interféron et la ribavirine. Des formes de plus enplus puissantes de ces molécules permettent de guérirnombreux malades. Mais ces résultats restent insuffisants :s’ils permettent de soigner 80 % des malades atteints del’un des types de virus (2 ou 3), ils ne traitent que 50 %des personnes infectées par une autre souche (1, 4 ou5).
Mais un nouvel espoir vient d’êtredévoilé par une équipe française : uneantiprotéase. Sous ce nom se cache une moléculecapable de bloquer certaines enzymes du virus,l’empêchant de se multiplier une fois qu’il estentré dans la cellule. Selon les premiers résultatsobtenus sur 41 patients, ce composé serait capable dediviser par cent à mille la concentration du virus dans lesang. Certes, il s’agit des premiers essais sur l’hommeet il convient de rester prudent. Le risque, comme pour le sida,est l’apparition de résistances. De plus,l’antiprotéase en question est apparemment difficileà produire. Elle ne sera donc pas disponible à grandeéchelle avant plusieurs années. Une autre pisteactuellement à l’essai est un vaccin mis au point parune firme belge. Testé sur 24 patients, celui-ci aapparemment stoppé la progression des atteintes au niveau dufoie. Mais il ne diminuait pas la charge virale.
En attendant, n’hésitez pas à vous fairedépister si vous avez été exposéà un risque de contamination (transfusion avant 1990,piercing, tatouage…).
Source : 53e Congrès de l’associationaméricaine pour l’étude des maladies dufoie.
New Scientist, 1er novembre 2002

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *