Le divorce, un impact majeur sur les enfants ?

Partant du constat que la parole n’était jamais donnée aux enfants de divorcés, l’Union des Familles a interrogé plus de 1000 personnes dont les parents avaient divorcé pour recueillir leurs ressentis. Résultat, le divorce n’est pas banal pour les enfants, ils en souffrent et en subissent les conséquences à plus ou moins long terme.

En 2009, 251 478 

mariages étaient célébrés en France et 130 601 

divorces prononcés (Source :

Insee). En faisant un rapide raccourci, cela revient à dire qu’un mariage sur deux se solde par un divorce. Autant dire que le divorce est devenu on ne peut plus banal. Mais pour l’enfant, est-ce si banal que ça de voir ses parents se séparer et dans les pires cas se déchirer ?Des effets sur la personnalité
Pour une très grande majorité des sondés (88 %), la séparation des parents a eu des effets à long terme sur leur personnalité. Avec des réponses contrastées, certains ayant su tirer profit de cette situation pour en sortir plus mûrs, plus indépendants ou sensibles : “Ca m’a rendu forte, conciliante et surtout indépendante“ confie l’une de sondées. “Je me suis construit avec deux familles très différentes, je sais m’adapter à toutes les situations“ souligne un autre.
Pour d’autres, c’est l’effet inverse, à savoir que cela leur a fait perdre confiance dans l’autre sexe ou dans le couple ou les a rendus plus méfiant. “Je suis exigeante avec les hommes et ne supporte pas qu’ils cherchent à me dominer, et j’ai peur de ne pas être aimée pour moi, qu’il soit égoïste“ se plaint une sondée.A noter que l’impact diffère en fonction de l’âge et du sexe : pour les très jeunes enfants et les adultes confirmés, l’impact est faible alors qu’il est plus élevé pour les femmes que pour les hommes.La pension alimentaire, motif de disputes
Néanmoins, 78 % des personnes interrogées voient la remise en couple de leurs parents comme une bonne chose. L’union des familles note “que les mères sont moins nombreuses à s’être remises en couple que les pères (66 % contre 84 %) et moins nombreuses encore à avoir eu des enfants de ce second lit (31 % contre 66 %).
D’un point de financier, les discordes sont légion avec en point de mire, la pension alimentaire : 61 % des personnes interrogées pensent que cela a été un élément de querelle entre les parents concernant la pension alimentaire. L’Union note que “l’on considère, en général, qu’une séparation ou un divorce fait baisser de 30 % le niveau de vie des personnes. Cela est plus fréquent pour les femmes que pour les hommes“.Pour une meilleure compréhension des enfantsDe manière générale, l’ensemble des sondés plaident pour une meilleure prise en compte de leur avis, qu’on les rassure et fasse attention à leur ressenti, qu’on ne les prenne pas en otage, qu’on leur dise qu’ils n’y sont pour rien. Une petite moitié d’entre eux (49 %) ont déclaré avoir eu à faire un choix affectif durant la séparation, même en cas de divorce par consentement mutuel.Emeline DufourSource : Les enfants du divorce, enquête de l’Union des familles en europe réalisée auprès de 1 137 adultes ayant connu la séparation de leurs parents ont répondu, courant 2010, par internet, à un important questionnaire (plus de 80 questions). Février 2011 (lire

l’ensemble de l’enquête en ligne)Click Here: cheap nsw blues jersey

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