Les différents visages de l'herpès – Journée nationale contre l'herpès

Près de 7 millions de personnes sont concernées par l’herpès du visage. Souvent minimisé, il est néanmoins très mal vécu par les victimes. De plus, quelques précautions s’imposent pour éviter les complications. Le point à l’occasion de la journée nationale contre l’herpès.

Souvent banalisé, l’herpès du visage a pourtant des conséquences psychologiques, professionnelles et sexuelles importantes. La présence de l’herpès entraîne un comportement d’évitement à l’égard des proches, de la famille et de leur partenaire. L’herpès labial ou bouton de fièvre, est ainsi une maladie virale commune mais néanmoins handicapante. On parle d’herpès labial récidivant lorsque les fréquences des récurrences est au moins tous les deux mois.
Au sentiment d’atteinte à l’intégrité physique et au stress, s’ajoute la crainte du regard de l’autre. Au point de vue médical, la récurrence élevée augmente le risque d’auto-contamination pouvant générer des complications médicales importantes.
Quand l’herpès touche le visage
Démangeaisons, brûlures, picotements au niveau du visage et surtout des lèvres… Tels sont les principaux signes d’une crise d’herpès qui va se traduire par un bouton avec rougeurs, vésicules et croûtes. Ces poussées reviennent plus ou moins régulièrement en réponse à des inducteurs variables selon les personnes (rayonnement UV, stress, traumatismes…). Les lèvres sont la localisation la plus fréquente.
Mais le virus de l’herpès HSV-1 peut également se localiser au niveau des narines sous forme de rhinite herpétique. Avec le nez bouché et des vésicules au bord des ailes du nez, le patient a de la fièvre et des douleurs au niveau du cou. Lorsque l’infection se manifeste au niveau du menton, des oreilles et des joues, elle revêt alors un caractère très inesthétique. Chez les enfants, le virus peut se développer dans la bouche (l’intérieur des joues, la langue, les gencives…) : la gingivo-stomatite herpétique empêche l’enfant de s’alimenter et cause des vomissements, ce qui conduit à une déshydratation, principale complication chez les tout-petits. Lorsque la gorge est infectée, on parle d’angine herpétique (associée ou non à une gingivo-stomatite). Le virus peut parfois se propager à l’oesophage occasionnant des douleurs dans la poitrine, des difficultés pour avaler, une perte de poids et de la fièvre.
L’herpès oculaire est une des infections les plus à craindre. Touchant près de 60 000 personnes par an, elle est responsable de 10 à 20 % des greffes de cornée. C’est la première cause de cécité infectieuse. La gravité de l’herpès dépend du nombre de récurrences aussi bien que du virus impliqué. Si HSV-1 est le plus fréquemment rencontré, HSV-2 est particulièrement agressif pour la cornée. Attention, les symptômes sont discrets au début, proches d’une conjonctivite (yeux rouges, larmoyants, sensation de grains de sable sous la paupière…).
Eviter la dissémination du virus
Entre deux poussées, il existe une sécrétion du virus sans symptômes qui peut conduire à une contamination. Ce phénomène de sécrétion asymptomatique favorise la transmission du virus. Pour prévenir le développement de l’herpès, il est important de :
– Se laver les mains, régulièrement et soigneusement ;
– Ne pas se frotter les yeux ;
– Eviter de toucher ses lentilles de contacts sans précaution ;
– Eviter d’humidifier ses lentilles de contacts avec la salive ;
– Eviter d’embrasser, particulièrement lors des poussées, les personnes fragiles, comme les bébés et les femmes enceintes ;
– Eviter les rapports oro-génitaux, en particulier lors des poussées ;
– Eviter de partager du linge et objets de toilette (gants, serviettes) ;
– Quand le nombre d’épisodes est trop fréquent, il est indispensable d’en parler à son médecin, qui saura apporter la solution la plus appropriée.
On peut également prévenir les réactivations en identifiant et en évitant les facteurs déclenchants : la fièvre, les rayons UV avec le soleil, le froid, les émotions fortes comme le stress, la fatigue, le surmenage, l’alcool, les règles et la chirurgie esthétique comme les techniques de dermabrasion.
Les traitements de l’herpès
Afin de mieux vivre avec l’herpès, il est important d’en parler à son médecin afin de trouver des solutions adaptées au quotidien et d’être informé des traitements existants.
Les traitements actuels permettent de bloquer la synthèse de l’ADN du virus HSV et ainsi d’empêcher sa multiplication. En revanche, aucun traitement disponible actuellement ne peut agir sur le virus « dormant » et donc l’éradiquer. Il est cependant possible de prévenir et traiter les crises récurrentes à l’aide de médicaments anti-viraux.
Le médecin généraliste est l’interlocuteur privilégié pour diagnostiquer la maladie, écouter la souffrance des patients, partager leur ressenti et leur prescrire un traitement. Il peut également orienter certains patients vers le spécialiste adapté (gynécologue, dermatologue…). La confirmation ultime du diagnostic se fait par des examens virologiques sur des prélèvements au niveau des lésions locales.
Le pharmacien joue un rôle important de prévention et d’éducation des patients sur l’herpès. Lors de la dispensation des traitements, il fournit les recommandations pour le bon usage des médicaments mais également des conseils pratiques associés : par exemple ne pas appliquer sur les plaies de l’alcool ou de l’éosine, ni des crèmes à base de corticoïdes qui provoquent une flambée du virus.
Luc BlanchotClick Here: cheap INTERNATIONAL jersey

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