Pas de lien entre vasectomie et cancer de la prostate

Contrairement à de précédentes recherches, unenouvelle étude1 suggère que les hommes ayant subi unevasectomie n’ont pas plus de risque de développer uncancer de la prostate.
Bien qu’encore peu répandue en France et dans les payslatins, la vasectomie a convaincu près d’unaméricain de plus de 35 ans sur six. Cette techniquechirurgicale consiste à ligaturer et sectionner les canauxdéférents qui amène le sperme àl’épididyme, lieu de stockage. Ainsi,l’éjaculat ne contient plus de sperme et est doncinfertile. Durant une dizaine de minutes, cette opérationsimple entraîne une stérilisationdéfinitive.
Suite aux contradictions de différentes étudesmenées depuis les années 1990, il n’existe pasde consensus quant au risque lié à une vasectomie2.Néanmoins, les études retenant ce critèrecomme significatif soulignent que plus cette opération estréalisée à un jeune âge, plus soninfluence est importante3. Les urologues ont ainsi tendanceà déconseiller cette opération chez les hommesayant une histoire familiale de cancer de la prostate.
L’étude se base sur l’interviewtéléphonique de 2 200 hommes, dont près de lamoitié venait d’être nouvellementdiagnostiqué comme porteur d’un cancer de la prostate.Tous avaient entre 40 et 74 ans. Alcool, maladies, vasectomie,tabagisme, test PSA, toucher rectal, antécédentsurologiques, histoire familiale de cancer etcaractéristiques socio-démographiques… tout aété passé en revue. Après analyse desrésultats, aucune relation entre vasectomie et cancer de laprostate n’a pu être établie, même chezles hommes ayant subi cette opération 25 ans ou plus avantl’entretien téléphonique.
“Puisque la vasectomie est si commune en Nouvelle-Zélande etchaque nouveau cancer de la prostate est rapporté auRegistre national des cancers, c’est l’endroitoù vous pouvez identifier un lien entre les deux, s’ilexiste“ rappelle le Dr Steven Kaufman. “Ainsi, bien quel’étude ait été plus que suffisammentlarge pour détecter une augmentation du risque de cancer dela prostate, aucune n’a ététrouvée“.
Rappelons qu’en France, le cancer de la prostate touchechaque année 25 000 personnes.
Sources :
1 – JAMA 2002 ;287 :3110-3115
2 – Health Place 2001 Jun;7(2):131-9
3 – Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 1999 Oct;8(10):881-6

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