Inquiétudes pour les personnes vulnérables de retour au travail

Plusieurs associations de patients et de professionnels de santé ont exprimé jeudi leur inquiétude, et demandé des garanties, sur le retour au travail des personnes vulnérables, officialisé par un décret paru dimanche au Journal officiel.

Ce décret met fin, à compter du 1er septembre, au dispositif exceptionnel d’indemnisation (certificat d’isolement et chômage partiel) pour les travailleurs vulnérables, qu’avait institué en raison de la crise sanitaire un décret du 5 mai.Le décret paru dimanche prévoit le maintien du système pour les “plus fragiles”, selon les ministères du Travail et de la Santé : malades atteints d’un cancer évolutif, d’une immunodépression, d’une insuffisance rénale chronique sévère, dialysés et les personnes de plus de 65 ans présentant un diabète associé à une obésité ou à des complications micro ou macrovasculaires.En revanche disparaissent de la liste les plus de 65 ans, les personnes ayant des antécédents cardiovasculaires, un diabète non équilibré, une pathologie chronique respiratoire ou encore une obésité. Ils doivent, eux, pouvoir reprendre le travail.La fédération d’associations de patients France Assos Santé pointe dans un communiqué une liste de pathologies désormais “très restrictive” ouvrant droit aux certificats d’isolement et à l’activité partielle.Pour les salariés devant retourner au travail, elle demande des “garanties” sur le maintien du télétravail quand il est possible, ainsi que la “prise en charge du transport individuel” quand la distanciation physique n’est pas garantie dans les transports collectifs.La fédération demande également un “statut protecteur” interdisant tout licenciement pour ceux qui ont des certificats d’isolement et ne peuvent retourner au travail.Renaloo, association de dialysés et d’insuffisants rénaux, se dit, dans un communiqué publié sur son site internet, “très réservée sur l’exclusion de certaines pathologies pourtant associées à un risque élevé avéré”, comme l’obésité morbide et certaines affections cardiaques ou respiratoires.Côté médecins, la Société de pneumologie de langue française (SPLF) déplore dans un communiqué que soient “exclus de facto les patients insuffisants respiratoires chroniques au sens large. Un oubli qui pourrait avoir de graves répercussions”.Click Here: Golf special

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