« C’est du délire » : Anne Hidalgo mouchée par le gouvernement

Concernant l’hypothèse d’un “reconfinement de trois semaines à Paris”, le gouvernement ne manque pas de fustiger la stratégie de communication de la mairie de Paris.

Depuis quelques semaines, Anne Hidalgo est au cœur de tempêtes médiatiques. Le 25 février dernier, au micro de franceinfo, son premier adjoint Emmanuel Grégoire avait émis l’hypothèse d’un reconfinement de trois semaines à Paris. Une proposition très vite recadrée par la maire de Paris qui l’avait jugée difficile, dure, voire inhumaine. Ce cafouillage politique n’a pas manqué d’indigner le gouvernement. “C’est du foutage de gueule, du délire ! Sur des sujets aussi importants, on ne peut pas dire un truc le soir, et le lendemain que ce n’est qu’une hypothèse”, a fermement répondu un conseiller ministériel auprès de nos confrères du Parisien.

Les déclarations d’Emmanuel Grégoire ont été très critiquées de part et d’autre de l’échiquier politique. Et même dans son propre camp. Une raison pour laquelle ce dernier a immédiatement rectifié le tir, 24 heures plus tard. “Ce n’est pas une demande de notre part, mais simplement une hypothèse que nous souhaitons mettre sur la table”, avait-il alors tempéré. Toujours selon Le Parisien, Anne Hidalgo aurait, elle-même, souhaité ce recadrage. “C’était maladroit et précipité, une erreur de communication. S’il faut demander un reconfinement, ça ne se fait pas comme ça”, a confié un proche de l’édile au quotidien.

Comment justifier ce couac ?

Ce couac de communication aurait été reconnu par son auteur. Selon l’Express, l’élu l’aurait même assumé lors d’une réunion en visioconférence avec les dix-sept maires d’arrondissement de la capitale, organisée par Anne Hidalgo, ce lundi 1er mars. “J’ai été mal compris, cela veut dire que je me suis mal exprimé. Donc, je m’excuse”, aurait-il affirmé. Ce cafouillage est intervenu alors que la maire de Paris avait pris quelques jours de vacances. Pour Patrick Bloche, adjoint à la mairie chargé de l’Education, ces quelques jours de repos n’y seraient pas étrangers. Emmanuel Grégoire a “simplement mal interprété des éléments de langage à sa disposition” et il n’a “pas souhaité déranger Anne, alors en vacances”, a-t-il expliqué au Figaro ce mardi 2 mars. À un an de la Présidentielle, cette passe d’armes, risque de laisser des traces à l’Hôtel de ville.

Article écrit en collaboration avec 6Médias.

Crédits photos : Jacques Witt/Pool/Bestimage

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